dimanche 11 février 2007

Edouard Salier - Flesh (2005)

----> cest ici que ça se passe <----


PLOT SUMMARY :
The Empire unveils everything but sees nothing. Its enemies idealize everything but tolerate nothing
For some the earthly orgasm of virtual whores ; for others the eternal orgasm of 70 heavenly virgins.
What if it all came down to flesh?


COMMENT :
Flesh assembles Americans and terrorists. As corrupt, libidinous and excessive as religious fundamentalists want to present it, America the superpower is filled with such fervour and energy that it manages to feed its own aggressions, containing within itself a violence,
inherent to the very foundation of its Empire.
Flesh shows how the kamikaze planes have only added fuel to the flames and stirred the arrogance and imperialist mind-set of a superpower that is full of contradiction : the airliners attacks have finally no effect on the town; on the contrary, they only increase the spectacular
decadence they are trying to knock down. The more the planes attack the town, the more debauchery, gigantism, images of violence and the hellish town proliferate.
Flesh does not intend to take sides for or against the United States or Islamic fundamentalists, it’s a reinterpretation of the events of September 11th and its aftermath, which saw the reassertion of a superpower and increase in the hegemony and military supremacy,
accompanied by the rising importance of morals and puritanism, on the one hand; and on the other, a radicalising of the fight against the decadent West, with the promise, supposedly written in the Koran, of better days in Heaven.
Flesh plays with the ambiguity of the two camps and doesn’t favour any side. The text that opens the film contains a reference to the 70 virgins promised by recruiters as a reward to terrorists (the concept comes from an ambiguous section of the Koran, that has lent itself to much polemic in Islam regarding its translation and interpretation).
Though the section of the Koran lends to confusion and obviously needs to be handled with care, its abusive usage by the recruiters of suicide bombers is without a doubt. These naked girls are also the fantasy of a kamikaze before he hits the towers, thus the decadent West he intended to destroy is also a source of desire, pushed by a religious fundamentalism that attacks the West all the while playing on its attraction.
The film does not judge but points out the ambivalence and internal contradictions of the two powers, and how the erroneous or deceitful point of view on their own moral state can engender and maintain a permanent war.
- source : http://www.strikebackfilms.com/

interview sur le site de karl zero

Après quatre ans passés en Arts Graphiques à Pennighen, Edouard Salier rencontre Doctor L (producteur des premiers disques d'Assassins) et conçoit les pochettes de ses premiers albums solo, puis son tout premier clip, Mountains. Véritable boulimique de l’image, Salier multiplie depuis à un rythme effréné les expérimentations graphiques et audiovisuelles via des courts métrages, clips, habillages tv, installations et VJing… Il est également membre de Kactus Hunters, collectif son et image formé en 2001 par Doctor L, et du collectif d'artistes Art Posthume. Après le succès international du diptyque Empire et Flesh (Venise, Sundance, Annecy, Clermont-Ferrand, Mar del Plata, Caen et plus de 100 autres festivals), Edouard Salier prépare actuellement son premier long métrage.

Dès Que Pasa?, Salier impose un style et un ton : spontané, sexy et novateur, un savant mélange entre rafistolage et virtuosité high-tech. Depuis, avec un appétit visuel insatiable et le souci constant de se renouveler, Salier bâtit incontestablement une toile étrange dont on commence à distinguer une partie. Il naît de son bric-à-brac visuel un art du collage et du bricolage qui mène tout droit à une réflexion sur le statut même de l'image, doublée fascination pour la manipulation. En 2005, tout en commençant la préparation de son premier long métrage, Salier réalise un diptyque ravageur sur l'empire américain à travers deux courts, Empire et Flesh, qui atteignent un équilibre idéal entre réflexion militante et recherches graphiques innovantes.




Valie Export

PARENTAL ADVISORY: EXPLICIT CONTENT

"Pendant les années 1970, Valie Export a consacré ses intuitions expérimentales à la cause du féminisme. Cette appropriation particulière du corps pour cette cause doit être considérée comme aussi ancienne que la société patriarcale elle-même. La prise de conscience du fait que cette société a une emprise si déterminante sur le corps impose instantanément des stratégies destinées à resserrer cet étranglement, dans la mesure où, d’un point de vue féministe, la plupart de ces déterminations ne conviennent pas aux femmes et ne sont pas leur fait. Le corps devient le champ de bataille où se déroule la lutte pour l’autodétermination. " in L’avant-garde autrichienne au cinéma, Paris : Centre Georges Pompidou, 1996

Mann & Frau & Animal, de Valie Export
1970-73, 10 min, 16mm, coul, son

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On peut penser que les premiers films de Valie Export répondent au désir, au besoin qu’éprouve leur auteur d’interroger sa propre subjectivité et que le public soit un élément nécessaire au transfert, à la polémique. MANN & FRAU & ANIMAL nous présente une femme qui trouve son plaisir en elle-même ; tout le film n’est qu’une affirmation de la sexualité féminine et de son indépendance des valeurs et des plaisirs masculins. Quand je pense à l’étiquette très érotique dont on marque ce film, je me rends compte qu’en tant que spectatrice je fais l’expérience d’une sexualité qui ressemble à celle de l’enfance — qui découle de la curiosité, du plaisir prosaïque de voir, sans rapport avec le fantasme. Ce n’est pas du tout l’expérience de la pornographie ordinaire, qui n’accorde une place à l’érotique que sous forme de symbolisation du pouvoir. Joanna Kierman.



….Remote….Remote…., de Valie Export
1973, 12 min, 16mm, coul, son

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En arrière-plan de l’image du film: l’agrandissement d’une photo en noir et blanc sur laquelle deux enfants regardent gravement la caméra. Au centre, une scène d’action de Valie Export qui s’attaque en passant, couteau en main et regard fixe, à la mutilation de ses doigts dont le sang se mêle au lait contenu dans une coupe posée sur ses genoux. A la fin, l’exécutrice disparaît soudainement et laisse à la caméra, visiblement peu impressionnée, uniquement la photo des deux enfants qui continuent à fixer de leurs yeux vides la salle de projection imaginaire et qui (ceci n’étant visible que durant les derniers instants du film) se tiennent crispés par la main. Alors, avec leur regard posé sur l’automutilation, ils s’indignent mutuellement de la douleur. Stefan Grissemann.



Syntagma, de Valie Export
1983, 18 min, 16mm, coul, son

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SYNTAGMA est comme un regard fixe que quelqu’un échange avec lui/elle-même, comme s’il/si elle était deux personnes, le regard fixe des yeux sur eux-mêmes et le regard fixe de la caméra. Au travers de ces deux yeux, seul le regard est perçu. Reflets d’identités, le miroir comme l’impénétrable, comme un voile de travestissement. Plus le miroir reflète, plus il glisse dans l’oubli comme objet impénétrable, même s’il est imprégné d’images.






pour en connaître un peu plus sur Valie Export, lire l'article sur paris-art
(en cliquant ici, ça va plus vite)

Patrick Bokanowski

4 courts du réalisateur de L'Ange, Patrick Bokanowski

La Femme qui se poudre, de Patrick Bokanowski 1970-72, 18', 16mm, n&b., son son premier film

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C’est pourtant le type même du chef-d’œuvre fulgurant, qui ne ressemble à rien de connu (même si l’on peut, par approximation, évoquer Goya ou l’Expressionnisme allemand). Même au niveau du discours que l’on peut, ou que l’on ne peut pas tenir sur lui, c’est un film qui provoque le malaise. La musique (de Michèle BOKANOWSKI) est aiguë, faite, dirait-on, de sifflements de vent, de bruits de soucoupe volante ou de trompettes tibétaines et de bribes de paroles dans une langue indiscernable. Comment ce que l’on voit a-t-il été obtenu ? Il y a parfois des surimpressions, ou bien des personnages ‘réels’, portant des masques grotesques, “frankensteiniens” ou un bas sur le visage, filmés à travers un verre sale, ou bien interviennent des éléments dessinés, (un personnage ou des volumes traversent le champ et s’assemblent en une forme étrange et cohérente) le résultat est que l’espace de ce film est constamment brouillé ; c’est un film sans sol et qui par conséquent désoriente le spectateur le mieux assis. Si l’on remarque que ces créatures (parmi lesquelles certes, parade un bref instant une femme qui se poudre) se livrent lentement à des actes que l’on ne comprend pas mais dont on pressent l’épouvantable jeu (s’agit-il d’un assassinat ?) si l’on observe comment deux personnages ‘réels’ se changent tout à coup en taches d’encre cependant qu’un bombardement de météorites dessinées ou peintes frappent la terre, si l’on repère tel personnage continuant à verser du café dans une tasse pleine qui déborde en longue traînée sombre, on se dit qu’est à l’œuvre, dans ce film noir, déroutant, la logique du cauchemar. D. Noguez.



Le Déjeuner du matin, de Patrick Bokanowski
1974, 12', 16mm, n&b., son.

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La femme qui se poudre et Déjeuner du matin , deux courts métrages du début des années 70 sont un exemple typique de l'univers torturé, répétitif et lancinant de Patrick Bokanowski. Entre démence et poésie visuelle d'une beauté absolue. Deux oeuvres passionnantes également au niveau technique : les décors construits pour chaque films sont travaillés dans le détails (peintures, scultures, décors, matières etc...)

La Plage, de Patrick Bokanowski
1991-92, 14', 16mm, coul., son.
Vision d'une plage métamorphosée.

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Le Canard à l'orange, de Patrick Bokanowski
2002, 8'30'', 16mm, coul., son
son dernier film en date

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Une ménagère prépare un canard à l'orange un peu spécial.


Patrick Bokanowski est né en 1943. Etudes de photographie, optique, chimie entre 1962 et 1966 sous la direction de Henri Dimier, peintre et érudit, spécialiste des systèmes perspectifs. Découverte du cinéma d’animation avec Jean Mutschler. Patrick Bokanowski est l’auteur de sept films, mais il expose également peintures, dessins et photographies, et ses films associent souvent plusieurs techniques. Il a réalisé avec Pitch (Christophe Cardoen) une installation présentée au Studio national des arts contemporains du Fresnoy en 1997 – un corps-spirale réalisé par transformation optique et numérique est projeté sur un drap blanc qu’une mécanique fait danser sauvagement, à la fois comme un pantin et un fantôme. Michèle Bokanowski, sa femme, a composé la musique de tous ses films (couronnés par de nombreux prix) .

Episode One

Scotch Tape, de Jack Smith 1959/62, 3', 16mm, coul., son
With Jerry Sims, Ken Jacobs and Reese Haire

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NB: la qualité est assez pourrie, VHS-rip

On the rubble-strewn site of the future Lincoln Center Ken Jacobs assembled his cast for the shooting of his epic Star Spangled to Death. Smith seized the opportunity and took Jacobs' camera to film the others cavorting and dancing around the ruins. The title arises from the piece of scotch tape which had become wedged in the camera gate. Tony Conrad credits his work on Scotch Tape’s innovative soundtrack as a revelation that informed his own filmmaking practice.
pour en savoir plus sur Jack Smith, lire l'article sur Wikipedia
(en cliquant ici, ça va plus vite)


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Colin Zipp - untitled (seagull) (2005)

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untitled (seagull) is the result of numerous subtractions. The repeating clip has information taken away from itself repeatedly until nothing is left. Collin Zipp is a multidisciplinary digital/video artist who obtained his BFA from the University of Manitoba’s School of Art. His video work uses experimental techniques to explore the beauty within imperfection, human perception and memory. The video footage is manipulated, and imperfections in the data caused by the technology are used to make the medium more self-evident, and create a lo-fi aesthetic. His work has been included in many exhibitions and screenings across Canada and the USA.

son cv vous intéresse ?
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